lundi 24 mars 2008

Will you fight to take your life back ?

Y'a des jours, où l'on a l'impression de ne rien maîtriser. Votre vie dépend des autres. De leur aptitude ou de leur bon vouloir, hein, çà dépend (justement).


Il y a dix jours, on m'envoie en Hongrie, pour le travail. A Szekesfehervar, plus précisément. Un vent d'aventure permanent souffle sur ma vie depuis que j'ai changé de boulot, c'est relativement impressionnant pour moi, pauvre petit français qui voyage peu et a peu voyagé.

1ère époque.

Mais bon. Un énergumène encravaté débarque dans mon bureau un lundi matin peu ensoleillé et me lâche, sourire carnassier de parvenu aux lèvres inside © :

"- Euuuuuuh, tu parles Hongrois ?
- Ben euuuuuh, si çà s'rapproche du Mec Bourré, oui, mais faudra de l'amorce...
- Quoi ?
- Nan, oublie. Je ne parle pas Hongrois, mais Anglais ou Allemand au choix...
- Ah ouais, c'était pour déconner hein...
- ...
- Ouais, on a un coup à jouer en Hongrie, je sens que t'es l'homme de la situation...
- ... (explication : on me demande d'aller accomplir une tâche pour laquelle un service de 3 personnes est dévoué à temps complet)
- OK, voilà ton contact, tu as rendez-vous lundi à 8h là bas..."

Well. En plus d'être un humoriste-né, tu prends des rendez-vous pour moi. On va être potes tous les deux.

2ème époque.

Damnés enc*leurs de mamans. Je hais les pilotes d'avions. Payé une fortune pour merder des atterrissages et parler anglais comme des belges qui se seraient brûlé la langue avec une bière chaude... Le rêve de tout un chacun. Sauf du Passager qui veut vomir son Meal-Box en paix.

3ème époque.

Dès que j'ai fait mon taf, je rentre en France. Yahoo, terre bénie, te revoilà ! Heureux, je m'engonce dans ma formidable auto de location, Front 242 à fond, personne pour jouer les trouble-fête. Comme un vaillant petit soldat, je cours faire mon rapport sur ce que j'ai vu et mon analyse de la situation.

"- Ouaiiiiiiis, tu sais, j'pense que çà vaut pas la peine, hein, vu ce que tu me racontes. On sera jamais assez compétitifs pour gagner ce marché..."
- Donc je viens de me taper 6 heures d'avions, 12 d'aéroport, et le reste à ne rien comprendre à une langue dont le sex appeal est proche du suédois parlé par un renne bourré à l'Aquavit ayant une patte coincée sous les pneus d'une Volvo 850 T5R, pour rien ? (1)
- Naaaaaaaaaaan pas pour rien, c'est bien de s'ouvrir des portes, tu sais. On n'aurait jamais débuté en Roumanie sinon.
- Tu parles de l'usine super connue où ils sont en grève ? (2)
- Bon j'te laisse, j'ai rencart..."

Epilogue

Voilà, à ce jour, plus un signe. Terrible, non, cette impression de subir le bon vouloir de quelqu'un ? Certains d'entre nous le vivent tous les jours. D'autres subissent réellement le droit de préemption que s'arrogent d'obscurs petits chefs arrivistes, sans pouvoir y faire grand chose, de peur de perdre toute ressource ou simplement par honnêteté avec soi-même, pour ne pas tenir un discours soupocrachoire. (3)

Il faut pouvoir s'en détacher. La dignité ne vaut vraiment pas une poignée de biffetons. Et le seul verrou à faire sauter pour en être convaincu est mental.


(1) Ouais, j'aime bien quand c'est imagé. Evidemment j'ai pas dit çà...
(2) Update du 12/04 : ils sont encore en grève !
(3) Merci Wallaïe : je le replace dès que je peux, je l'aime bien.

Berceuses : merci EBM radio
R
ammstein - Mutter
Noisuf-X - Katatonie
Klut - God bless you
Marsheaux - What don't you like
A;Grumh - Ha people
Idiot Stare - Going down
C-Tec - Being nothing
Combichrist - What the fuck is wrong with you ?


PS :
Je le date de l'époque et je le publie aujourd'hui... il traîne dans les brouillons depuis un certain temps...

lundi 10 mars 2008

Yatta !

N'en déplaise à certains, Le Japon, c'est aussi le pays du néon qui rend épileptique. Et du beignet d'anus de poulpe frit à la graisse de cachalot centenaire.

Un succédané de voyage noctambule dans la ville aux 130 millions de piétons respectueux, par Sindri.



En fond musical, je vous suggère It takes no guts, de Superjoint Ritual. Hors-sujet complet, mais tellement bon...

dimanche 9 mars 2008

Sunday, bloody Sunday.

Je ne peux pas croire les nouvelles du jour...
... mais pas de corps gisant dans les impasses, cette fois (1).

Dimanche est le jour du Saigneur.

Profitons de (la) lui rendre grasse pour écrire un peu, ces pages étaient désertes depuis quelques temps et mon dernier postage n'était pas des plus intéressants, je le reconnais bien volontiers.

Dimanche, jour d'élections et de promenades. Dimanche, jour de café et de visites. Dimanche, jour de pizza 5 fromages et de CSI.
Normalement, "un dimanche chez nous", c'est croissants, journal, glande, repas, glande, balade à moto, café, glande, pizza, CSI, dodo. Ca c'était avant l'arrivée de la Tornade.
Depuis, je ne compte plus les lessives, passages d'aspirateur et autres stérilisations de biberons... Plaisir d'offrir (le contenu du biberon), joie de recevoir (le contenu stomacal de ma fille). V'la le tableau.

Dimanche d'élections... tiens, élisons un maire. Quelle joie de constater que la guéguerre politique qui passionne et divise nos amis les françois continue, fait rage, pire, envahit les mairies. Vraiment il y aura un changement quand la mairie de Boucheporn (par exemple) sera passée de gauche à droite, ou inversement. L'herbe sera sans doute plus verte, la planète plus propre, les vieux du bled plus calme, et il y a fort à parier que D'r Stall restera ouvert plus longtemps. Allez, louia.

Dimanche de résolutions, où les efforts de l'ami Dravène m'inspirent beaucoup de choses, dont le respect. Mais il faut reconnaître qu'il est plus motivé que moi, le bougre. Surtout en matière de bougeage de derche. M'enfin, je vais essayer de tenir bon cette fois.

Dimanche de balade, où j'ai péniblement traîné mon derche (justement) et mon pneu arrière tout défoncé (désolé encore, JM) jusqu'au lavage haute pression du coin, histoire de faire moins pitié à côté des rutilantes rosses de mes coupaings motards.



(1) Londonderry, on pense à toi.


Fond musical printanier : Feindflug - Glaubenskrieg