mardi 12 février 2008

Until death us do part

Merveilleuse mélodie qui revient périodiquement à mes oreilles... Le chant du Twin.

Alors, pour les non-motards non-techniciens qui me lisent, qu'est-ce qu'un Twin ? En anglais, twin signifie "jumeau"... c'est le terme que l'on utilise pour désigner un moteur qui n'a que 2 cylindres.

En V longitudinal, transversal, à plat, parallèles... tous ces moteurs sont particuliers et attachants.
Pourquoi ? Pas besoin de faire hurler le moteur pour en tirer toute la substance... Pas de "creux", c'est-à-dire pas de zone où le moteur est "mou" dans sa montée en régime. Un frein moteur conséquent, donc pas besoin de faire un freinage de mort-vivant avant chaque virage. Ca tire sur les bras, çà fait un beau bruit, y'a vachement moins de bougies à changer... le bonheur quoi.

Ceux qui roulent avec moi et qui me lisent (c'est marrant, à part deux d'entre vous, vous avez tous des bicylindres !) savent que je ne suis que moyennement téméraire en moto, et qu'étant débutant, j'ai mis du temps avant de commencer à comprendre comment réagissait ma bestiole. Maintenant, j'en suis sûr : c'était çà que je voulais, j'adore çà, et je ne la vendrai jamais !


Maintenant, pour ceux que la moto n'intéresse pas du tout, il reste la cuisine. Mais bon, là, j'ai reçu une courte visite de Dame Gastro-Entérite, alors je ne prends que les recettes à base de Smecta ®.

Et plouf.

Pour la peine, je vous offre cet excellent clip de Combichrist, get your body beat, que m'a fait partager l'excellent Funkertom (qu'il en soit remercié jusqu'à la 5ème génération)


Ils m'ont aidé à vous faire perdre du temps en lisant ceci :

NOFX - Don't call me white
Matmatah - Les moutons
Oomph ! - Gekreuzigt (live)
Mötörhead - Orgasmatron

mardi 5 février 2008

A matter of life, and death.

Il y a peu, la veille d'une vague réunion où les gens se congratulent entre eux d'avoir des salaires indécents, et où mon patron fait preuve d'une autosatisfaction dépassant l'entendement, je regardais les programmes de la télévision française ; bien mal m'en a pris.

Il y avait un de ces documentaires sans commentaires et sans musiques... le genre de reportage Strip-Tease, vous voyez ?

Un type faisait une sorte de pot de départ dans son entreprise. Classique, banal. Fantasia chez les ploucs, quoi. Des accents bizarres se détachent dans les conversations, des larmes, des tapes dans le dos. "T'es sûr de ton choix alors ?". La vache, ils sont portés dans le social, là-bas... étrange.

Plus le documentaire avance, et plus il présente cet homme, honnête, travailleur, fidèle, bientôt la soixantaine, visiblement atteint d'une "longue maladie". Sa compagne semble inconsolable.
Et, tel un film de M. Night Shmalamalilyan (1), le twist final vous tient en haleine, oh, bien 15 minutes (chuis généreux, pour les films hein). Filmée en temps réel, l'euthanasie du "héros". Incroyable. Impensable. Electrochoc. Un homme meurt, selon son libre consentement, chez lui, calme, avec sa compagne. Trois pilules, quinze minutes, un baiser. Fin du documentaire.


Longtemps j'ai pensé que l'euthanasie était une chose naturelle ; que si l'on ne pouvait totalement décider du déroulement de sa vie, la fatalité nous permettrai au moins cette dernière politesse que de pouvoir choisir notre mort. Que nenni. "Il y aura des abus", nous dit-on. Et alors ?
Encore une hypocrisie de plus. D'un système qui n'admet pas de ne pas pouvoir tout contrôler.

Prenez un ticket, faites une demande en 3 exemplaires, rapportez ce talon au bureau 145D à gauche, puis éventuellement, après traitement du dossier, nous statuerons sur votre demande de mort. Ou pas.

Le poète (2) a dit : "l'avortement, en Russie, a beaucoup de succès. Trop de demandes, 11 mois d'attente".

Et si nous riions un peu, en attendant la Mort ? (3)




(1) : p*tain, j'y arriverai jamais, c'est comme ce groupe, là, Slipszkrnzrote... et m*rde.
(2) : à moins que ce ne soit Michel Colucci...
(3) : tu me manques, Pierrot, toi et ta haine ordinaire.