lundi 14 avril 2008

Cadence to Arms

J'aime bien aller voir des artistes (que j'aime bien, çà tombe sous le sens) en concert. J'essaierai à l'avenir de faire un résumé pour chacun, histoire de faire partager...

Résumé des épisodes précédents.


21/02/2008 : Paradise Lost @ Garage, Saarbrücken (D)




Ouuuuh Pinaise. Premier concert depuis plus de 6 mois. Le dernier, c'était les Chemical Brothers au Luxembourg en juillet... Ben oui, avec la grossesse de ma promise, faire des concerts à 2 est devenu... plus dur !

Fébrile impatience sur la route de l'Allemandie. Paradise Lost c'est un peu mon groupe maudit... Je les ai loupés en 1998 à Nancy (trop jeune selon ma mère ;) ), en 1999 à Nancy toujours (pendant le bac, bande de c*ns d'anglais, tiens), 2004 concert amputé à Metz (d'ailleurs je les avais véhiculé la journée dans mon antique Mégane, super sympa le Steph' Edmondson) - je ne m'étendrai pas sur le sujet - et donc énervement de tout le monde.

Ayé, je vais enfin les voir dans de "vraies circonstances".
C'est la tradition, la première partie est daubesque. Enfin, j'aime pas, on va dire çà comme çà. Lacrimas Profundere, groupe visiblement allemand... là non plus, je ne m'étendrai pas sur le sujet, c'est pas le but de dire du mal.
Encore une Weizen, puis les voilà. Nick Holmes, toujours aussi heureux de vivre ; Greg McKintosh, pareil ; les autres vraissemblablement contents. Et on débute avec un titre du dernier album.

J'vous épargne le tracklisting, je ne l'ai même plus en tête.

Une grosse heure quarante plus tard, après avoir sué la bière consommée, tout le monde rentre chez soi. Et là, désarroi de votre serviteur. Ils ont été terriblement calmes. Des morceaux comme "Soul Courageous" ou "As I die", certes bien lourds, mais bon Dieu que c'était mou !
Ouais, c'est toujours plaisant à entendre... mais purée, qu'on se sent vieux...

Content, au passage, d'avoir été avec ma chère épouse et Jeff... :)

Note du soir : 12/20. Avec le recul 14/20, tant il est vrai qu'on peut avoir des soirs où çà ne pulse pas...


28/03/2008 - Laibach @ La Laiterie, Strasbourg



Alors là, attention, please. Le groupe mystérieux par excellence. Provocation, voix d'outre-tombe, changement de style musical permanent, Concept poussé de collectif artistique. Je pourrais passer des lignes et des lignes à énumérer ce qu'est ou n'est pas Laibach... mais je vous l'épargne. C'est pas le propos. Pis c'est plus drôle de vous laisser chercher un peu...

Pour faire court aussi, parce que j'aime pas dire du mal... déçu. Content mais déçu.

Une première partie qui était un enchaînement de titres du dernier album-concept : Volk, soit des hymnes nationaux divers et variés à la sauce parolière de Laibach, acerbe et affutée, mais terriblement mou du genou. Clin d'oeil sympathique aux connaisseurs et à ceux qui ne s'en foutent pas, l'hymne allemand détourné n'était pas le pompeux & umpapaïsant Deutschland über alles, mais Das Lied der Deutsche, hymne original de l'autre pays de l'utilitaire Volkswagen et de la saucisse qui brûle les doigts. Au passage, saviez-vous qu'Outre-Rhin, il est passible d'amende de chanter Deutschland über alles en public ? Etonnant, non ?

Petit entracte, puis seconde partie. Que Diantre un peu d'action ! M. Nowak, faites donc plaisir à ce freluquet tondu, pas encore sec derrière les oreilles de son dernier badigeonnage de science national-socialiste, qui dans son ignorance crasse et son mépris de votre oeuvre, vous réclame bovinement "Get back", sulfureuse reprise que vous eûtes le bon goût d'éditer il y quelques années, alors qu'il n'était qu'un morveux abruti de Club Dorothée et fanatique du FC Gueugnon ! (1)
Que nenni. Nous aurons droit à 70 % de l'album Wat, excellent, mais tellement peu enclin à synthétiser l'oeuvre pêcheresse de ces slaves qui chantaient la naissance d'une nation avec les mots de la reine .(2)

En guise de chant du cygne, un Mégamix (excusez du peu) qui nous envoie des bribes de ces morceaux qui ont fait votre gloire, exceptée la talentueuse "Die Liebe"... Trop c'est trop. Et pas même ces magnifiques créatures aux opulentes poitrines et aux regards de braise, finement empapillotées dans ces habits de cuir et de dentelles, aux rythmiques martiales et impeccables, dont le port de maquillage n'avait d'égale que l'insolence de leur sculpturale chute de reins rebondie, et...

Dieu me tripote.




Ma charmante épouse saura me pardonner ces divagations. Mais merde enfin, tous ces groupes qui ont formé mon esprit et ma jeunesse à coups de guitares saignantes et d'enceintes fondues, ne seraient-ils pas vieux et vides d'entrain ?

Prochaines étapes : Napalm Death, Ministry. Baroud d'honneur ?



(1) : j'aime bien les phrases à rallonge. Pas vous ?
(2) : celui qui trouve de quelle chanson je parle, 10 litres de ma meilleure bière.

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