Il y a peu, la veille d'une vague réunion où les gens se congratulent entre eux d'avoir des salaires indécents, et où mon patron fait preuve d'une autosatisfaction dépassant l'entendement, je regardais les programmes de la télévision française ; bien mal m'en a pris.
Il y avait un de ces documentaires sans commentaires et sans musiques... le genre de reportage Strip-Tease, vous voyez ?
Un type faisait une sorte de pot de départ dans son entreprise. Classique, banal. Fantasia chez les ploucs, quoi. Des accents bizarres se détachent dans les conversations, des larmes, des tapes dans le dos. "T'es sûr de ton choix alors ?". La vache, ils sont portés dans le social, là-bas... étrange.
Plus le documentaire avance, et plus il présente cet homme, honnête, travailleur, fidèle, bientôt la soixantaine, visiblement atteint d'une "longue maladie". Sa compagne semble inconsolable.
Et, tel un film de M. Night Shmalamalilyan (1), le twist final vous tient en haleine, oh, bien 15 minutes (chuis généreux, pour les films hein). Filmée en temps réel, l'euthanasie du "héros". Incroyable. Impensable. Electrochoc. Un homme meurt, selon son libre consentement, chez lui, calme, avec sa compagne. Trois pilules, quinze minutes, un baiser. Fin du documentaire.
Longtemps j'ai pensé que l'euthanasie était une chose naturelle ; que si l'on ne pouvait totalement décider du déroulement de sa vie, la fatalité nous permettrai au moins cette dernière politesse que de pouvoir choisir notre mort. Que nenni. "Il y aura des abus", nous dit-on. Et alors ?
Encore une hypocrisie de plus. D'un système qui n'admet pas de ne pas pouvoir tout contrôler.
Prenez un ticket, faites une demande en 3 exemplaires, rapportez ce talon au bureau 145D à gauche, puis éventuellement, après traitement du dossier, nous statuerons sur votre demande de mort. Ou pas.
Le poète (2) a dit : "l'avortement, en Russie, a beaucoup de succès. Trop de demandes, 11 mois d'attente".
Il y avait un de ces documentaires sans commentaires et sans musiques... le genre de reportage Strip-Tease, vous voyez ?
Un type faisait une sorte de pot de départ dans son entreprise. Classique, banal. Fantasia chez les ploucs, quoi. Des accents bizarres se détachent dans les conversations, des larmes, des tapes dans le dos. "T'es sûr de ton choix alors ?". La vache, ils sont portés dans le social, là-bas... étrange.
Plus le documentaire avance, et plus il présente cet homme, honnête, travailleur, fidèle, bientôt la soixantaine, visiblement atteint d'une "longue maladie". Sa compagne semble inconsolable.
Et, tel un film de M. Night Shmalamalilyan (1), le twist final vous tient en haleine, oh, bien 15 minutes (chuis généreux, pour les films hein). Filmée en temps réel, l'euthanasie du "héros". Incroyable. Impensable. Electrochoc. Un homme meurt, selon son libre consentement, chez lui, calme, avec sa compagne. Trois pilules, quinze minutes, un baiser. Fin du documentaire.
Longtemps j'ai pensé que l'euthanasie était une chose naturelle ; que si l'on ne pouvait totalement décider du déroulement de sa vie, la fatalité nous permettrai au moins cette dernière politesse que de pouvoir choisir notre mort. Que nenni. "Il y aura des abus", nous dit-on. Et alors ?
Encore une hypocrisie de plus. D'un système qui n'admet pas de ne pas pouvoir tout contrôler.
Prenez un ticket, faites une demande en 3 exemplaires, rapportez ce talon au bureau 145D à gauche, puis éventuellement, après traitement du dossier, nous statuerons sur votre demande de mort. Ou pas.
Le poète (2) a dit : "l'avortement, en Russie, a beaucoup de succès. Trop de demandes, 11 mois d'attente".
Et si nous riions un peu, en attendant la Mort ? (3)
(1) : p*tain, j'y arriverai jamais, c'est comme ce groupe, là, Slipszkrnzrote... et m*rde.
(2) : à moins que ce ne soit Michel Colucci...
(3) : tu me manques, Pierrot, toi et ta haine ordinaire.

3 revendication(s):
Pour me remonter le moral.....tu nous parlerais pas plutôt de la réunion du lendemain?
Pour l'euthanasie, no comment, ça existe (je le sais...) la matrice ne contrôle pas tout!!
Joli texte, encore. Félicitons au passage l'agréable clin d'œil maïdenien adressé par le titre.
c'est marrant, la conversation qui a suivi les bises de bonjour ce matin portait sur le... cancer.
alors que toulouse est en train de se paralyser d'une grève des taxis, non : euthanasie et cancer.
ca sent la journée joyeuse dites moi !
je retourne à mes tests automatisés.
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