Il m'aura fallu trois jours pour saisir toute l'ampleur de ta venue au monde, les responsabilités, les engagements dont elle est synonyme.
Trois jours de bonheur total, d'extase complète.
Trois jours de purgatoire, avant de comprendre.
Ce soir, 13 janvier 2008, est ton troisième jour sur cette Terre. Je vous ai quittées, ta mère et toi, en pleurs. Toi, car tu n'avais peut-être pas assez eu à manger, elle car elle a peur. Peur de l'inconnu, et de cette vie dont elle est partiellement responsable.
C'est impensable de se dire que bientôt, tu marcheras, tu parleras, et le temps va défiler à une vitesse qui dépasse l'entendement. Un jour tu nous toiseras de ton regard de braise, jeune fille accomplie et pas encore prête à affronter le monde, alors que l'instant d'avant tu étais à peine en train d'apprendre à compter.
Je perds la notion du temps ; ce temps que j'espère pouvoir faire écouler au maximum en ta présence. Je sais bien que c'est un doux rêve. Mon travail et ton instruction ne pourront pas faire bon ménage. C'est ainsi. Resteront les fins de semaines, partagées entre bricolage, moto, balades, activités diverses et variées. Te faire faire tes devoirs, répondre à tes questions, t'expliquer pourquoi tes parents ne sont pas des monstres qui n'ont pour seul but dans la vie que de te voir souffrir en te privant de sorties, t'expliquer pourquoi un moteur DOIT chauffer avant d'être utilisé comme il se doit... autant de petits choses du quotidien qui prennent un sens pour ta mère et moi ; une autre dimension.
Quand je te vois dormir, enfant frêle et repu du sein maternel, j'envisage l'avenir avec courage et sérénité. Oui, tu seras libre de tes choix (sans aller à l'encontre de nos préconisations) ; oui, tu seras équilibrée (du moins au sens où nous l'entendons) ; oui, tu souffriras peu (sauf peut-être d'avoir des parents trop attentionnés et étouffants). Quand je te vois tenter de découvrir le monde qui t'entoure, avec tes yeux bleu marine encore un peu dans le vague, je m'effraie. J'ai soudain la peur au ventre d'être un mauvais père. Le prétexte de ton échec scolaire, la bête noire de tes moments de désespoir.
Pardonne-nous notre gaucherie, comme nous te pardonnons aussi de tout ce que tu pourras faire par la suite. Ne crains pas ta mère ; la plus douce des compagnes, la plus honnête et courageuse des mères en devenir. N'aie pas peur de ton père ; prêt à n'importe quoi pour contenter tes désirs et sécher tes larmes.
Bienvenue dans ce monde étrange et cruel, monde qui sera le tien et que tu ne pourras pas quitter avant d'avoir été au bout de ton parcours semé d'embûches et de bonheurs ; ta vie en somme.
Trois jours de bonheur total, d'extase complète.
Trois jours de purgatoire, avant de comprendre.
Ce soir, 13 janvier 2008, est ton troisième jour sur cette Terre. Je vous ai quittées, ta mère et toi, en pleurs. Toi, car tu n'avais peut-être pas assez eu à manger, elle car elle a peur. Peur de l'inconnu, et de cette vie dont elle est partiellement responsable.
C'est impensable de se dire que bientôt, tu marcheras, tu parleras, et le temps va défiler à une vitesse qui dépasse l'entendement. Un jour tu nous toiseras de ton regard de braise, jeune fille accomplie et pas encore prête à affronter le monde, alors que l'instant d'avant tu étais à peine en train d'apprendre à compter.
Je perds la notion du temps ; ce temps que j'espère pouvoir faire écouler au maximum en ta présence. Je sais bien que c'est un doux rêve. Mon travail et ton instruction ne pourront pas faire bon ménage. C'est ainsi. Resteront les fins de semaines, partagées entre bricolage, moto, balades, activités diverses et variées. Te faire faire tes devoirs, répondre à tes questions, t'expliquer pourquoi tes parents ne sont pas des monstres qui n'ont pour seul but dans la vie que de te voir souffrir en te privant de sorties, t'expliquer pourquoi un moteur DOIT chauffer avant d'être utilisé comme il se doit... autant de petits choses du quotidien qui prennent un sens pour ta mère et moi ; une autre dimension.
Quand je te vois dormir, enfant frêle et repu du sein maternel, j'envisage l'avenir avec courage et sérénité. Oui, tu seras libre de tes choix (sans aller à l'encontre de nos préconisations) ; oui, tu seras équilibrée (du moins au sens où nous l'entendons) ; oui, tu souffriras peu (sauf peut-être d'avoir des parents trop attentionnés et étouffants). Quand je te vois tenter de découvrir le monde qui t'entoure, avec tes yeux bleu marine encore un peu dans le vague, je m'effraie. J'ai soudain la peur au ventre d'être un mauvais père. Le prétexte de ton échec scolaire, la bête noire de tes moments de désespoir.
Pardonne-nous notre gaucherie, comme nous te pardonnons aussi de tout ce que tu pourras faire par la suite. Ne crains pas ta mère ; la plus douce des compagnes, la plus honnête et courageuse des mères en devenir. N'aie pas peur de ton père ; prêt à n'importe quoi pour contenter tes désirs et sécher tes larmes.
Bienvenue dans ce monde étrange et cruel, monde qui sera le tien et que tu ne pourras pas quitter avant d'avoir été au bout de ton parcours semé d'embûches et de bonheurs ; ta vie en somme.
Bienvenue dans TA famille.
Bienvenue dans nos coeurs.

Je t'aime, ma fille.

15 revendication(s):
Patin mec, c'est super beau ce que tu écris là. Bonne chance dans ton nouveau boulot, j'espère que tu as conscience qu'il exclut totalement congés et RTT. Je sens que tu t'en tireras bien. Yeah.
bon euh... les yeux humides à 7h 15 du matin, hein, c'est pas top !
bonne journée !!
(et bisous à vous trois)
On va éviter le cliché du gros dur au coeur tendre mais on peut être sûr que ce petit boüt va être élevée dans l'amour, félicitations à vous deux encore !
Magnifique Guillaume, elle est aimée cette petite ! ;)
A l'heure qu'il est la petite famille est peut ètre déja rentrée chez elle, félicitations une fois de plus.
le mot Père prend tte sa dimension ds ta lettre ....magnifique ...reste comme cela ...tout simplement ....;o))
Mon Amour,
tu était déjà le meilleur des maris, je ne doute pas que tu deviennes le meilleur des papas...
On t'aime
Eh ben ouais, ça fait bizarre hein ?
On a l'imp° de franchir une frontière. Y'a l'avant, y'a l'après.
Encore toutes nos félicitations, mon cher Duc. Embrasse tes duchesses de notre part.
Métal' Hic'
Ben euh...
Quoi dire après tout ça?
Je ferai bien de l'esprit, mais je n'ai pas envie..
Qu'une chose à dire : "Félicitation mon gars!"
et à ta dame également.
Bisouche à la petite
Comme tu dis bien ce que chaque père(du moins ceux que je connais) pense.
C'est quand même bizarre, t'as pas l'air d'avoir tout çà en toi quand on est assis à coté de toi dans un bar, avec une bière devant soi.
Euh ...Billet émouvant...
Euh on peut rien dire après ça...
Bienvenue à Elise et félicitations..
Comme a dit Seb, y a un avant et un après, les priorités ne sont subitement plus les mêmes, le mot Amour prend une autre dimension...
Bises
Très beau bébé ;-)
Les parents & moi
Mon coupaing de moi...
J'etais pas revenu sur le blog depuis l'affaire perdue (comprendra qui voudra, c'est pas bien dur)
Je te souhaite tout plein de bonheur, et gaffe aux dame/demoiselle...
ET oui, apprends leur bien qu'un moteur ca se chauffe, en douceur...
Félicitations, encore une fois, Loulou
Mot de passe du jour: nmztdcd
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