Je ne suis pas pour ainsi dire un fanatique quelconque de toutes ces séries dont l'internète regorge. Ce serait à la rigueur plus le rayon de ma chère épouse.
Néanmoins, je vous livre quelques humeurs.
Lost (USA, 3 saisons, déjà 69 épisodes si je compte bien)

Que d'inégalités. Là on peut dire que les scénaristes carburent au chimique... tantôt lent et inintéressant au possible, tantôt haletant et laissant le spectateur au bord de la crise d'apoplexie, Lost c'est un curieux mélange. Une alchimie souffreteuse qui prend, tant bien que mal à la fin de la 3ème saison.
Lost, c'est un truc qui m'a pris aux tripes au départ... de l'épisode 3... J'ai jamais vu le début. J'ai été addicté parce que nous étions en train de préparer des cartons pour le déménagement ;)
+ : la narration en flashes-back et -forward ; les persos mystérieux comme Locke, Ecko, Desmond ; les coïncidences.
- : Jack est un boulet ; les morceaux de couilles dans le pâté comme l'ours polaire, le chwal noir, le pied géant à 4 orteils ; cette pétasse de Kate.
Life on Mars (GB, 2 saisons, 16 épisodes)

Sam Tyler a la loose. La grosse loose. En une journée, sa dulcinée est raptée par un tueur en série déséquilibré, et il se fait rouler dessus par un Jeep Cherokee. Le bon goût anglais aurait apprécié qu'il se fît percuter par un Range Rover. Mais bon.
Cette série est tout bonnement excellente : l'idée est farfelue mais marche du feu de Dieu. Le bon inspecteur principal Sam Tyler se retrouve parachuté dans le Manchester de 1973, rétrogradé au rang d'inspecteur tout court. Pas de portable, pas de fichier ADN, pas d'appareil photo numérique ou d'ordinateurs. Juste des flics "borderline" (désolé pour cet écart de langage), des méthodes à l'ancienne, la violence, la corruption, l'intimidation. A découvrir ou redécouvrir pour ceux qui ont le temps...
+ : tout, vraiment tout dans cette série est top. Même l'excellente musique de David Bowie.
- : j'ai pas pris le temps de tout regarder encore !
Heroes (USA, 2 saisons, 35 épisodes)

Heroes, c'est un peu comme Lost. C'est génial, çà tient en haleine, çà part en couille, le héros désigné est un boulet...
Ceux qui aiment (vraiment) les comics doivent enrager tant cette série sacage l'esthétique BD et les principes des héros de BD... Pour ce qui est de moi, je dirais que c'est plus par envie de connaître la fin d'une histoire un peu trop "facile" mais avec quelques persos très attachants comme Hiro, Claire ou Parkman.
+ : çà scotche, quelques épisodes très intenses.
- : c'est vraiment capillotracté par moments...
Carnivàle / La caravane de l'étrange (USA, 2 saisons, 24 épisodes)

Là on touche le divin. C’est ZE série qui m’a scotché devant l’écran. Et frustré aussi.
Ben Hawkins (aucun lien avec Stephen, ND Le Duc ®), jeune péquenaud fermier de l’Oklahoma dans les années 30, a la loose (vous remarquerez que souvent il en faut peu au scénariste pour être fier de lui : le héros est dans la mouise et hop). Non seulement il ne touchera jamais une péquenaude de l’Oklahoma – pas de voisins à des km à la ronde, mais en plus sa maman folle à lier qui le déteste vient de mourir et un crétin en bulldozer veut lui péter sa baraque pour construire une autoroute (rappelons qu’il n’y a toujours rien à part du sable et des buissons secs autour de ladite chaumière). C’est là que, par pur hasard, une fête foraine passe par là pour défendre Ben contre le bulldozer, enterrer sa mère, et l’intégrer comme péquenaud à tout faire.
Très honnêtement, arrivé à ce stade de l’épisode #1 (pas loin de 30 minutes sur 45), j’ai fait pause. Là le scénariste s’est drogué, a bu et a développé des maladies psychiatriques.
Pourtant, au fil des épisodes et sans vouloir spoiler, une incroyable tragédie se noue : le combat du bien contre le mal et l’anéantissement progressif de ce qu’ils représentent. Epoustouflant, d’autant qu’un second personnage principal arrive en la personne de Justin Crowe (joué par le non moins impressionnant Clancy Brown… Kevin, dans Lost ; l’inoubliable Kurgan dans Highlander…)
Cette série était découpée en 6 saisons de 12 épisodes ; eu égard aux coûts de production (30 millions de $ l’épisode ! la série est entièrement tournée en décors naturels sauvages) 24 épisodes seront tournés et diffusés. EnoooOOOOoorme frustration de ne jamais connaître la suite.
+ : tout. C’est vraiment exceptionnel, beau, haletant, bien rythmé, les persos géniaux (Adrienne Barbeau de New York 1997 en charmeuse de serpents) et l’histoire excellente. Une grosse référence.
- : JE VEUUUUUUUUUUX LA SUIIIIITE !!! :’(
Je n'en parlerai pas, car je n'ai jamais vu (ou je n'ai jamais tenu) un seul épisode : les femelles au foyer dépressives, l'anatomie de Gris, la Prison qui se casse, Véronique Avril, X-Faïlz, les 17 572, Dawson's Kriek, le commissaire Enrico (héhé, Day-rick n'a qu'à bien se tenir, sale nazi bourreau d'enfants).
La rédaction de ce billet a été soutenue par :
Kansas & de gang - Born in Elsass
AC/DC - Let me put my love into you
Hocico - Forgotten Tears
Finntroll - Korpens Såga
Les albums Use your brain, Life will kill you et Clawfinger de Clawfinger