dimanche 19 juin 2011

Hard & dirty

Perdu dans les méandres de la pensée rigolardo-misanthrope qui me titille une fois par semaine, lorsqu'il me prend, comme une envie de repeindre la cave de la maison, de regarder une de ces émissions de reportages qui met en scène avec pudeur et dignité la vie dissolue de tel ou tel adolescent-de-34-ans-ayant-du-mal-à-trouver-l'âme-soeure-parce-qu'il-vit-chez-ses-parents-et-que-merde-ça-va-bien-comme-ça-je-vais-pas-en-plus-faire-mon-repassage, je me disais justement que je ne comprenais pas bien ce qu'il se passe dans la société moderne.

Alors que certains tardent à quitter le douillet nid familial parce qu'ils préfèrent "mettre de côté" sur les bons conseils de Papa, d'autres ont acquis indépendance et dettes depuis belle lurette. Que faire ? Quand on a un salaire moyen, des envies, des besoins, des obligations ? Epargner, emprunter, rembourser... un cycle qui n'en finit jamais. 

Et si encore, ce n'était qu'un problème d'oseille.

Enfants, travail, travaux, auto, moto, domicile, assurances, banque, famille sont autant de sujets qui peuvent vous retourner la situation et le cerveau (1) en un éclair. 

Du coup, on en vient à penser que la vie c'est dur ; la vie c'est de la merde ; la vie, c'est compliqué.
La vie pour moi, c'est un torrent. Déchaîné, à sec, boueux, jonché de cadavres ou de troncs, pollué, générateur de vie, calme et lancinant. C'est tout ça à la fois. Dur, et sale. Beau et fort. "Ce qui ne te tue pas te rendra plus fort" (2), ben oui, si tu te bats pas, cher lecteur, tu restes une lopette qui subit son existence.

Se battre c'est quoi ? Je n'ai malheureusement pas de réponse plus pertinente et universelle que celle que je vais te narrer, mon ami. En tout cas c'est une réponse.

Je me bats chaque fois que je ressens de la colère, de la frustration, de l'indignation.
Je me bats dès que quelqu'un que j'aime est en danger.
Je me bats quand je crois en quelque chose.
Je me bats pour défendre mes idées (même, et surtout les foireuses).
Je me bats pour que la médiocrité abrutissante perde du terrain.
Je me bats parce que je sais que je réaliserai mes rêves, peu importe le temps que cela prendra.

Je me bats pour que mes enfants comprennent la valeur du combat.

Travailler, ne jamais se retourner, ne pas être jaloux, toujours penser aux siens. Ne jamais s'oublier, et oublier d'où l'on vient.






(1) : et paf, paye ton zeugma.
(2) : c'est pas moi qui le dis, c'est Nietzsche (à vos souhaits)


OST : Leæther Strip, l'excellent album Fætish

dimanche 12 juin 2011

The Razor's Edge


Être serein est un sentiment auquel tout le monde aspire. Et il faut parfois mêler courage, force, abnégation pour y parvenir.

Cependant, les gens normaux (genre vous et moi) y parviennent peu, ou pas rapidement. Et puis, c'est quoi être serein ? Avoir du confort matériel et le savoir ? Avoir l'assurance que son projet va aboutir ou croître ? Savoir que demain, on vivra encore ? Un sentiment de plénitude ou de satisfaction ?

Je vous propose une analyse rapide : je suis un type normal ; ce qui implique que dans ma vie, depuis des années et pour encore un certain temps, je fais des choses bien et des choses pas bien. Faire des choses "bien", c'est cool. Gratifiant pour soi et le autres. C'est aussi un formidable vecteur d'estime de soi. Faire des choses "pas bien", ben des fois aussi, ça fait du bien... transgresser l'interdit, satisfaire son instinct primaire (bestial) ou choisir la facilité. Parfois, c'est pire, car on se rend compte dès l'instant où l'acte mauvais est accompli que ça va être lourd de conséquences, physiques ou morales.

Alors avec ça, on pourrait se dire qu'être serein, c'est avoir l'assurance qu'on a fait plus de choses "bien" que de choses "mal"... ou que nos mauvais actes sont suffisamment insignifiants pour avoir des répercutions gênantes sur notre vie ou notre entourage. Je trouve cela un peu réducteur, pas vous ?

Allez, je vous ai assez fait marner. Sérénité = Conscience = Equilibre. Je pense que c'est bien résumé. Être serein, est-ce que ça peut être notre tendance naturelle et arithmétique à voir plus de bien que de mal dans nos vies ? Garder cette constante proportion de bonnes choses, de sentiments, de stabilité ; de détresse, de solitude et d'inquiétude... et faire en sorte qu'aucun ne déborde sur le territoire de son voisin !

C'est un peu comme ça que je vois le monde : issu d'un gigantesque amalgame de la Théorie des Ensembles (rappelez-vous vos cours de maths : patates, inclus, exclus, intersection...), avec des ensembles qui se croisent en s'évitant soigneusement, ou qui se traversent en toute conscience.

Chacun sa patate.

(et Dieu sait que ça fait mal au fondement de faire des maths en partageant sa vision des choses un dimanche aprèm de juin. Au lieu de faire la sieste sous un pommier, par exemple)


BO : Dark Tranquility, l'album Character.

dimanche 5 juin 2011

Never surrender


Des claques, des claques ; oui, mais pas aux amis. Jusqu'à présent je pensais que c'était vrai. Et bien ça l'est, manifestement.

Les claques, la vie est là pour nous les mettre et nous rappeler que même si l'on ne les mérite pas, ben c'est comme ça et puis c'est tout. Nanmého.

Le fait est qu'en se mangeant de bonnes grosses torgnolles des familles, on en apprend plus sur soi que sur les autres. Voilà un petit moment que je m'étonne de ma capacité à encaisser, prendre du recul, résister à la frustration ou à la colère. Mais voilà ; il y a des fois où la claque de trop arrive, et là, c'est le drame. On se lâche, on ne maîtrise plus rien. Et ça ne fait même pas du bien.

Voilà la famille recomposée à la maison. Elise philosophe, Sophie belle à pleurer, Anne soulagée. Et le Taulier ? Ben il avance. Doucement. Pas d'autre choix que d'avancer. Raise your fist & let'em do their shit...

BO : Federer 5 - Nadal 7 sur le Court Central...

dimanche 14 novembre 2010

All pain is gone



Je ne sais pas trop comment commencer, pour une fois. Je vais me laisser porter par le fil de mes pensées.

En bientôt trois ans, je n'ai pas vraiment été fichu de publier régulièrement. Sans doute n'ai-je pas la motivation, la verve, l'imagination de ceux qui m'ont inspiré.

Cette année, pas de marathon, pas de nouvelle moto, pas d'autre voiture, presque pas de concerts, pas de voyages extravagants, peu de vacances. Du doute, des larmes, des joies, des peines, des surprises (bonnes et mauvaises), on avance, quoi.

Incroyable comme parfois, la vie peut être chaotique. Mais aujourd'hui, mon esprit est occupé par autre chose. Un petit être qui ne va pas tarder à pointer le bout de son museau.

Bientôt...



Soundtrack : Pre-Emptive Strike 1.0 - The Kosmokrator

lundi 28 juin 2010

5 minutes alone

Être seul, faire le vide.


C'est bien, j'avoue. Loin du quotidien, loin des autres. Des fois, être loin des siens aussi, ça permet de se recentrer, de remettre les points sur les I et les barres sur les T. Mais trop, c'est trop... Je vous la refait moins crispé.


Il y a tout juste 5 mois, j'acceptais, non sans quelques réserves, de "dépanner" des collègues qui avaient laissé partir, de guerre las, un collaborateur. Me voilà donc propulsé responsable d'un atelier qui tourne comme il peut, avec une grosse échéance prévue au 30 juin. En poste le 15 février, d'abord prévu pour un gros mois, puis trois, puis... on ne sait pas me dire.


Tour à tour sauveur, bûcheur, désorganisé, limite incompétent, je navigue, je survis comme je peux au milieu d'énergumènes tous plus frustrés et parapluviophilistes les uns que les autres.


Mais ça, c'est de l'urine d'equus asinus comparé à l'éloignement. Car depuis 4 mois 1/2, je suis loin de mes femmes... Et c'est probablement ça le plus dur.


Enfin, je vais pas faire ma pleureuse. Tout va bien, tout ce qui "coince" va aller aussi.




Yeah.

dimanche 10 janvier 2010

L'aphte, un juste y fit les moines, hein. (1)




Il y a, dans les moments de doute, de solitude, de peur ou de réflexion, quelque chose qui peut faire "pencher la balance". Ce quelque chose vous extirpe hors de votre médiocrité réflexionnelle. Il fait ressortir les côtés positifs de chacun, laissant dans l'ombre nos pathologies mentales, nos peurs et nos défauts. Quel est donc ce catalyseur merveilleux ?


L'amour, bien sûr. Inconditionnel, cela va de soi.


Incroyable ce qu'il peut accomplir. Créer. Compter, aussi.
Incroyable ce que tu peux m'apporter comme sérénité. Comme sécurité aussi.


Bon anniversaire, ma fille.
Bonne année, ma femme.

(1) : Hommage annuel à Wallaïe.


OST : Paradise Lost - Faith divides us / Death unites us 

vendredi 1 janvier 2010

Somebody to... love.


Comment commencer cette nouvelle année ?

Rien de plus dur ! Prendre des résolutions, s'y tenir, avancer, changer... Chaque année c'est la même galère.
Cette fois, je ne détaillerai pas ma liste de "résolutions"... on verra d'abord si je m'y tiens :)


Au titre des nouveautés, un charmant petit Canon EOS 300D a été adopté par la famille. De quoi enjoliver un peu ce blogue.



Go ahead, bonne année 2010, soyez heureux et forts.


... et bon anniversaire, petit blog !

mardi 8 décembre 2009

Planet Caravan


Temptation wings !


Déjà 5 ans que tu nous a quittés. Tué par la folie des hommes. Non, tu n'étais vraiment pas un saint... Mais tu restes une référence.


A Deus.

mercredi 7 octobre 2009

Disciples of the watch


Je rends à César : tous droits réservés, reproduction etc. aux montres Rado (qui sont superbes).

Ca devient récurrent, ces problèmes de régularité de publication ;)

C'est ainsi... des fois j'enchaîne les journées à rallonge, à fort stress ajouté, les déplacements... et des fois, rien envie de faire. Tout bêtement.

Comme tous, en somme.

C'était l'un de mes premiers posts, "la course au temps". Et aujourd'hui je me rends amèrement compte de ce que c'est. Et surtout, que c'est un peu inéluctable.

"Someday you'll regret all the time that went by", disait Evan Seinfeld. 

Incroyable, ce que le temps manque quand on sait l'échéance inévitable. Le temps pour profiter des autres, de l'autre, des siens.


Invraisemblable, le temps qu'on peut passer à contribuer aux desseins d'autres.


Insoutenable, le temps qui nous sépare de ce (ceux?) que l'on aime.






"Le temps détruit tout".

mercredi 19 août 2009

Seasons in the Abyss



Je commence à penser de plus en plus souvent que le hasard ne guide pas nos pas. Ou pas complètement. Bien entendu, je ne pourrai jamais apporter de preuve scientifique ou matérielle à cela. Mais je le sens. C'est tout.


Depuis quelques mois, nous vivions dans l'incertitude ; une situation "sur le fil du rasoir" assez difficile à accepter pour moi. C'est comme ça, j'ai encore beaucoup de boulot au niveau de la tolérance à la frustration. Toujours est-il que l'orage se dissipe peu à peu. Le vent se calme et tout tend à redevenir "normal", ce qui n'est définitivement pas pour me déplaire. Reste immanquablement à pérenniser cette situation. C'est un peu comme un régime : le plus dur n'est pas de perdre du poids, mais bien de ne pas en reprendre trop.


A ce sujet, petit bilan, mon échéance arrivant à grand pas. Rappel : 2 chiffres sur la balance au 01/12/09. Et bien il reste encore un peu de chemin à parcourir : la moitié est atteinte, encore 16 kilos. Côté personnel, je réussis petit à petit à me contenir en société. J'essaie de moins me plaindre, d'avancer. Après de longs mois de travail, mon bureau est propre, rangé régulièrement (au boulot). Mes dossiers sont classés, archivés régulièrement. Quant aux réponses aux demandes diverses, 48 heures maxi c'est dur dans certains cas, mais on fait au mieux. Maintenant, seconde partie du challenge : transposer la méthode à la maison. Opération bureau bientôt.


Voilà pour l'instant les dernières nouvelles du front. La bataille fait rage, mais je suis enfin sorti de ma tranchée. Et pas sans peine.

Message perso :
félicitations chaleureuses à tous ceux qui se sont mariés, qui ont eu ou ont appris qu'il allaient avoir des enfants, et à tous ceux qui ont trouvé des réponses à leurs questions depuis mon dernier post.
Ils sont nombreux, ils ont bien bossé et je leur souhaite du bonheur tout plein.

Enfin, si vous vous séparez d'un appareil photo reflex numérique de marque Canon, je vous en débarrasse gratuitement...


BO : Obszön Geschöpf - Erection Body Mutilated

lundi 22 juin 2009

Galvanize !

En mécanique, il arrive parfois qu'on écrase un métal,
ou qu'on le chauffe démesurément pour le rendre plus résistant...

On a beau se dire « Je vais rebondir », « la roue tourne », « un jour viendra, j’en rigolerai ». Ben non, désolé. Quand c’est pas la fête, c’est pas la fête. Et c’est très lourd. Même si ça ne dure pas longtemps, les minutes passent comme des jours entiers. On se repose quinze mille fois les mêmes questions ; on retourne systématiquement les choix possibles dans sa tête. Et rien, pas une solution ne se dégage.

Vous avez déjà ressenti ça ?

C’est contraignant la vie. On est astreints à un certain nombre de choses, et en plus on se créé des obligations, par dessus le marché.

Il y a quelques temps je me suis fixé quelques règles de base, parce que sans un minimum de cadrage, le vécu prouve par « A+B » que c’est l’anarchie complète. Premier constat, c’est dur de s’y tenir, en particulier quand on a rejeté certaines des règles imposées par la société, ses parents, etc.

Enfin, lueur d’espoir quand même, car espoir il y a, certaines choses se présentent bien. De l’aide, déjà, sous n’importe quelle forme que ce soit. Ca fait chaud au cœur. Du changement, physique dans un premier temps ; mon plan de marche « bougeage de derche » en est à la moitié… soit 18 kg de moins en 6 mois. Rappel de l’objectif : 2 chiffres sur la balance le 1er décembre.

Le reste se met en place tout doucement. Mais il n’y a aucune révolution qui se soit faite en douceur…

Wait & see.

vendredi 5 juin 2009

Descend the shades of night


Plus de peur. Plus de haine, ni de rancoeur. Libre. Enfin.
Tu dois bien te moquer de moi, d'en haut.
Plus de comptes à régler maintenant. Quand on se retrouvera, toi et moi, c'est pour s'aimer différemment. Ce n'est peut-être pas ce que tu souhaites... mais je serai là aussi.
A plus tard...

lundi 18 mai 2009

Cycle of abuse

(trouvé sur Internet)
So wrapped up in your misery,
you never feel the love that surrounds you,
So wrapped up in your misery,
you never notice that life passed you by.
C’est peut-être le climat qui veut ça. La météo influe grandement sur certaines personnes (on le remarque chaque jour avec les collègues), c’est un fait. Et je dois dire qu’à mon tour j’en suis tributaire, surtout lorsqu’il pleut à seaux et que j’avais initialement prévu une activité de plein air (jardinage, moto, balade, autres…), bien qu’usuellement, je me fiche royalement du temps qu’il fait…
Toujours est-il que la morosité ambiante nous gagne, tous peu à peu. Pour répondre à la question que se pose Docteur Metal, je dirais que non. La vie ne se venge pas. Certains passent au travers des mailles du filet et s’en sortent toujours, avec cette arrogance qui nous a aigri à l’echelle d’une vie. Ils ne savent pas se contenter de ce qu’ils ont, prendre du recul par rapport à ce qu’ils vivent. Ils n’ont pas la mesure de leur bonheur, précisément à cause de cette frustration perpétuelle qui les pousse à snober les autres, à paraître plus qu’à être.

Donc, voilà ma réponse, Doc’ : la vie se venge, mais pas toujours. Des gens détestables s’en sortent, comme toujours. Des gens très bien ont systématiquement le nez dans la boue, comme toujours. Et au milieu (1) c’est la roulette russe. Je t’invite à relire ceci...

Ce qui est amusant, c’est que je m’en rends compte de plus en plus. J’apprends à aimer ce que j’ai, ce que j’ai gagné, et ce que la vie m’apporte aussi, parfois. Envers et contre tout. Même s’il reste un long bout de chemin à parcourir, et que « la vie » parsème des pièges à ours un peu partout sur le chemin sombre et brumeux que je découvre au fur et à mesure.

Pas de fatalisme, la vie, c’est pas facile « mais c’est pas la mort » non plus (2).

Mercredi devrait être (enfin (3)) publiée mon interview de Max Cavalera, en février dernier au Garage. J’espère que cette rencontre inespérée donnera un peu plus d’assise à Radio Metal (dans les liens à droite), un projet qui vaut la peine (à mon sens) qu’on s’arrache à faire grandir.

Autre joyeuseté, je reprends du service sur le Moto Team Moselle (également à droite dans les liens). Un forum qu’il sera bien à faire vivre un peu. Soupeaulait à beau avoir de grandes épaules (4), faut pas qu’il reste seul.

L’initiative charitable de la semaine est une œuvre de Wally, qui me cède son EOS 20D à vil prix, suite au décès violent et inopiné de mon fidèle IXUS 900 Ti il y a 19 jours (5). Merci à toi, grand homme poilu.

Enfin, pour résumer l’avancée décisive de la semaine, achat d’un appareil « de musculation des jambes » à des fins sportives. Depuis le temps que madame me rebats les oreilles avec son vélo elliptique, une solution « de temporisation » a été trouvée avec l’achat d’un stepper. Gageons que cette méthode portera ses fruits pour l’achat d’un modèle de voiture de marque suédoise bien connue pour sa qualité de fabrication et sa robustesse, ou d’une marque allemande, faisant office de modèle « du pauvre » mais qui ne dégage pas moins de charme pour autant.
De mon côté, un mieux dans l’alimentation et dans le comportement. Tangible. Prochaine étape : activité physique. Et hop.

(1) : ne coule pas une rivière
(2) : débiter des absurdités pareilles, faut oser. Sévèrement gonadisé, le gars.
(3) : c’est ma faute, je sais, méat ne coule pas, tout ça.
(4) : comparativement à sa verticalité… toute relative
(5) : prière de s’abstenir de condoléances. Le présent avis tient lieu de faire-part.
Le chef vous propose : L'âme Immortelle - Gezeiten ; un album dont on ne saurait se passer.

dimanche 10 mai 2009

Harder, Better, Faster, Stronger.

Sainte Croix du Verdon - Le Lac


Petit break vacançogène dans les gorges du Verdon (merci Parrain, au passage).Evidemment, ça n’avait de vacances que la connotation de congés payés. Ce qui est déjà une avancée sociale. Mais faire un break, en famille, prendre le temps de faire les choses… c’est bien. Pis ça permet de revoir du monde au passage.

Mais je dois une explication pour ce titre de punk idiot (1). C’est mon problème dans la vie. Motivation, rapidité, rigueur. Surtout les deux derniers. Et c’est pas de bol, parce que travailler sur soi pour arriver à concilier tout ça… ben c’est vraiment pas évident. Donc, dans un souci de recherche de rigueur, je vous proposerai un compte-rendu régulier de l’avancée du chantier.

Etape 1 : Mauvaises manies.

Résolution n°1 : Ne plus laisser traîner (temporellement) les choses

Vie professionnelle : se fixer un délai de réponse/traitement pour les affaires standard. 48 heures, c’est raisonnable, surtout si on garde le contact avec les personnes concernées. Pour les affaires non-standard, au cas par cas.

Vie privée : idem. Une semaine maxi pour traiter les choses administratives (remboursements, abonnements, etc…). Trop de temps et d’argent perdus sinon. Pour les petits bricolages, ne pas repousser au lendemain quelque chose qu’on aurait du faire depuis 6 mois. Pour les gros travaux, fixer une date et s’y tenir.

Résolution n°2 : C’est pas la fête du slip.

Vie professionnelle : autonomie ne rime pas avec indépendance… mon patron me le rappelle souvent à coups de fouets (verbaux). Donc, on ne se laisse pas vivre. Et on fait light au restau. (Bon, sauf à Lyon, pasque faut pas déconner non plus).

Vie privée : on ne se laisse pas tenter par la malbouffe. On équilibre au maxi. Pas d’apéro en semaine et on va se motiver pour se bouger le derche. Ca fait longtemps que je le dis, ben il serait temps de le mettre en pratique. C’est pas quand je serai le sosie de Moby Dick qu’il faudra se plaindre.

Résolution n°3 : Calmitude plénitaire & abnégature de personnellement soi-même (2)

Vie professionnelle & privée : penser avant d’agir, de parler. Ne pas montrer ostensiblement de haine, d’effroi, d’empathie, de dégoût, de perte de patience, d’agacement, d’envie de châtiments corporels à l’égard de quelqu’un. La moquerie est proscrite. L’ironie est tolérée si pas vexante. Violence (verbale et physique) interdite. Rendre service, ne rien attendre en retour, profiter de ce que l’on peut en tirer spirituellement.

Objectivement, cela n’a que trop duré. J’ai besoin de changer, sinon il me semble que mes défauts, qui autrefois étaient des morceaux de bravoure, vont bientôt plus me desservir qu’autre chose.

La suite bientôt.




(1) : Harrap’s est ton ami
(2) : langage socialiste, vers 2007-2008




OST : Nachtmahr - Feuer frei

dimanche 29 mars 2009

Nothing to say...

Max Cavalera says : "Happy Fuckin' Birthday Radio Metal !"


Rassurez-vous, ce titre bien connu des fans de Soundgarden ne présage pas d'un post fade et sans objet. Enfin j'espère.
Depuis que je travaille ponctuellement pour Radio Metal, j'ai eu l'opportunité de faire énormément de choses auxquelles je n'aurais jamais cru... Voir plein de concerts,prendre des photos, rencontrer des artistes que j'adore, en découvrir d'autres, apprécier Lyon, bref : oser. C'est un peu le maître mot de Doc', le fondateur de la Radio. Il le répète assez souvent, si on ne croit pas en ses rêves et que la foi n'est pas indestructible, alors on est voué à la perte. Un fort beau Leitmotiv qui me conduit à ces deux locutions terriblement simples mais sincères :
- Merci, Amaury

- Bon anniversaire, Radio Metal. Deux ans c'est un bel âge pour prendre son envol ? Non ?

Passées ces politesses absolument pas d'usage, youpi, youpla, vous avez (ou pas) pu constater (pour ceux que ça intéresse) la publication de 2 nouveau live reports (The Haunted et Soulfly) et d'une première interview, celle de Oomph! (en anglais pour le moment).

Je vais tenter de rajouter un album photo des concerts que j'ai pu photographier histoire d'égayer un peu mon triste layout noir (mais naaaaan, je t'aime bien petit fond charbonneux... reste).

Cette semaine, formation à notre Bien-Aimé Système Informatique... fallait bien que je m'y mette un jour. En un an et demie, tête dans le guidon, je n'ai jamais songé à "penser en avant" (Think forward) et à regarder ce qui m'entoure, les opportunités. Je ne sais pas pourquoi, mais c'était un besoin impérieux. Dès maintenant. Je dois faire autre chose, sinon, j'étouffe. Déstabilisant. Cela me donnera l'occasion de couper un temps les ponts avec mon activité principale, qui est, somme toute, répétitive. Mais pas dans le sens "travail à la chaîne". Si les lieux, les engins, les conditions diffèrent et divergent (1), la base reste toujours la même. C'est rassurant, mais c'est aussi pesant. Surtout quand l'ambiance est lourde avec les collègues... enfin collègues, on pourrait dire colocataires de bureau.
Allez hop, le soleil pointe le bout de son nez, on va aller planter des patates, carottes, lardons, rostwurst et Weizen. La crise, c'est aussi la débrouille et l'agriculture jardinière.

(1) : et c'est énorme.
OST : Volbeat - Pool of Booze
Eisbrecher - Ohne dich
Pantera - Floods
Straftanz - Straftanz

lundi 16 mars 2009

Real eyes realize real lies




Encore une trop longue pause pour ce blog... Mais vous ne m'en voudrez pas si je vous dit qu'entretemps, il y a eu un accident de voiture, deux interviews et quelques journées en famille qui font du bien.

Dieu Merci, tout va bien. La vie s'écoule tranquillement dans une maison qui ne sent pas trop la tristesse et la routine, finalement. Et alors que la nature s'ébroue gentiment au rythme de l'hiver qui s'en va, nous nous prenons à des rêves de grandeurs en ce qui concerne notre palais royal. Quelques petits travaux qui devraient nous embellir cette charmante bâtisse que nous habitons depuis le mois de juin dernier.


Une image vaut 1000 mots, dit-on. Je vous présenterai prochainement les différents projets que nous avons eu en réflexion démocratique. Et puis le final, aussi. Il y a une petite différence entre la réflexion et la finalité. Mais bon, c'est aussi ça la vie de famille : faire des compromis.



OST : Ministry - AnimositisominA

samedi 10 janvier 2009

Ogre en mollets, grands roms aident (1)






Il n'y a pas que ce blog qui a un an. Il y a aussi notre fille.

Incroyable. L'année écoulée fut riche en rebondissements, mais jamais je n'aurais imaginé ce qui allait se passer avec ce p'tit bout.
Petit être la plupart du temps rose, souriant, qui tente de mordre tout ce qui passe à sa portée, avec ses 4 dents 1/2. Petit individu qui nous fait part de son mécontentement, de sa fatigue, de sa frustration, de sa gêne à grand coups de ouin-ouin et de larmes dignes de la Liste de Schindler.


Etonnant non ?
Ma fille, si nous avions su plus tôt ce que serait le début de ta vie avec nous, nous aurions eu bien moins peur, je te le garantis. En revanche tu n'en aurais pas moins reçu d'amour.

Bon anniversaire donc. Premier d'une longue série. (2)


(1) : Hommage à Wallaïe
(2) : j'écourte ; l'odeur âcre de la couche pleine m'oblige à faire vite.

jeudi 1 janvier 2009

More than you could ever imagine





Ouaip. C'est pas toujours facile.

Mais ce blog a un an ! Bon anniversaire à lui...

Courage pour la suite !

vendredi 26 décembre 2008

Soul Courageous

The Barrier, by Visual Paradox.


Joie, bonheur, Howhowhow, c'était Noël.

Noël qui fut mouvementé cette année ; le 24 décembre à 11h je quittais seulement Lyon et ses lumières pour retourner dans ma Moselle Profonde.

Vos missions si vous les acceptez :

- Arriver pas trop tard (facile à dire quand y'a un brouillard givrant entre Langres et Toul, 100 km à 50 à l'heure, c'est long)

- Charger la voiture avec la montagne de cadeaux pour le bout de chou (plus c'est petit, plus les cadeaux ont un volume impressionant), une valise pour les changes et éventuellement vous et votre épouse

- Tenir le coup face à la fatigue, la maladie naissante qui abrutit bien

- Essayer de converser alors que le bout d'chou essaie ses nouveaux jouets étrangement musicaux

- Faire honneur à la table (chose difficile d'autant que vous avez perdu tout odorat, et donc le goût aussi)

- Remettre ça le lendemain !


Ah Noël, période heureuse, véritable pit stop qui fait du bien dans une année, qu'elle fût difficile ou non. Déjà fini... Reste à préparer 2009.

Le début de 2009 ne s'annonce pas mirobolant pour votre serviteur : perte de 2 collègues (démissions en pagaille, encore une fois), boulot par dessus la tête et toujours la famille à assurer contre vents et marées. Quoi de plus normal en somme ? Moi qui ai toujours rêvé de ce genre de routine... je ne vais pas m'en plaindre. Bien au contraire.

C'est ainsi. "Des hauts, et des bas".


Petit aparté avant de vous laisser digérer votre réveillon, qui je pense a été aussi sportif que le mien, et de vous rendre compte que vous n'êtes pas tous stationnés en Alsace-Moselle, et que ce 26 décembre vous a coûté un jour de congé, ou que les plus courageux d'entre vous travaillent (gniark, gniark).

Mardi soir, j'ai retrouvé Seb, Métal'o'Phil, Spaceman et le bien nommé Doc' Métal, pour un repas fort sympathique, dit "de Noël chez Radio Metal". Un grand merci pour cette excellente soirée, agréable, fine, épique et inoubliable. Autant pour moi que pour le coude de Doc' et le bas de ma portière arrière droite.



In this battle of ages...





OST : AC/DC - Black Ice (cadeau de Noël !)

lundi 8 décembre 2008

Hollow



What's left inside him?
Don't he remember us?
Can't he believe me?
We seemed like brothers
Talked for hours last night
About what we wanna be
I sit now with his hand in mine
But I know he can't feel...

No one knows
What's done is done
It's as if he were dead

I'm close with his mother
And she cries endlessly
Lord how we miss him
At least what's remembered
It's so important
to make best friends in life
But it's hard when my friend sits with blank expressions

No one knows
What's done is done
It's as if he were dead

He as hollow as I alone now
He as hollow as I alone
A shell of my friend
Just flesh and bone
There's no soul
He sees no love
I shake my fists at skies above
Mad at God

He as hollow as I converse
I wish he'd waken from this curse
Hear my words before it's through
I want to come in after you
My best friend

He as hollow as I alone





Hollow, extraite de l'album Vulgar display of Power (1992) de Pantera.

RIP Darrell Abbott.
Lyrics & music © Pantera

lundi 24 novembre 2008

Say just Words

Juste pour vous dire que vous ne rêvez pas, j'ai bien écris les billets précédents aux dates publiées. En revanche ils sont restés longtemps en "brouillons". Je les laisse donc à la date d'origine, même s'ils ont été mis en ligne ce soir, en fait.
Mercredi soir, interview de Oomph! et reportage sur leur concert de Saarbrücken... content le pépère !


OST : Ten Masked Men - Blue

jeudi 13 novembre 2008

Such a lonely day, and it's mine...

Ford Gran Torino 1976,
Halfweg, The Nederlands, November 13th 2008 @ 01:50 PM


Ahem.

Voilà un certain temps que je n'ai pas fait preuve d'imagination pour emplir ces lignes. Et çà ne va pas s'arranger aujourd'hui : hier soir c'était Biohazard à la Laiterie !

Soirée chaude chaude à Strasbourg. Depuis le temps que j'attendais de les voir ! Voici le résumé de la soirée : c'est là. Profitez-en, tant que vous êtes chez RM, pour voir mon résumé de la superbe soirée passée avec l'ami Bibi au Grillen, avec Pro-Pain et plein d'autres bons groupes. Surtout Worn-Out.

En ce moment chez nous, le mot "économies prend un tout autre sens. Plus réel. Plus "palpable". On est le 12 et le mois est sensiblement fini, économiquement parlant. Je veux dire par là qu'il me semble que le mot "découvert" va bientôt se transformer en "dettes abyssales". Entre le pétrole qui se casse la gueule juste après avoir fait le plein de la cuve pour le chauffage (VDM), les freins de la voiture de madame à remplacer (PowerVDM) et bientôt Noël et ses sempiternels cadeaux-qui-font-pas-plaisir-mais-que-c'est-gentil-quand-même-fallait-pas-c'est-trop-gentil (MégaVDM).
Enfin, on va pas s'plaindre, hein.


Soundtrack to the apocalypse :
Eisbrecher - This is Deutsch
L'Âme Immortelle - 5 Jahre
Insane Clown Posse - Bitches
Oomph ! - Labyrinth

dimanche 5 octobre 2008

Star Guitar

These boots are made for rockin'...

Je ne saurais dire ce qui m'a tout de suite plu dans ces musiques extrêmement saturées, violentes, aux voix éraillées, grasses, rauques.
Le début, c'était justement à l'orée de années 90. Le temps où les franges n'étaient pas ridicules, où les bandanas étaient cools et les jeans très serrés, laissant apparaître les montrueuses languettes de Reebok Pump ©. Kiss, AC/DC, Iron Maiden, Sepultura, Slayer, Therapy?, Pantera... Tant de noms qui semblent évidents aujourd'hui.

Oh, je ne dis pas, je pense être assez ouvert musicalement. Mais, çà, c'est la base. Même si autour, je peux rajouter de l'EBM, hardcore, house, hip hop, chanson française, industriel, new wave, disco... que sais-je. Mon coeur restera indéfectiblement plongé dans le métal bouillant.
# EPILOGUE #

Au fait, je vous l'avait annoncé la dernière fois, mon premier reportage sur Radio Metal a été publié. Ayant un style naturellement riche en anecdotes personnelles et pas tout à fait journalistique, il est amputé de quelques lignes.
Je vous laisse le découvrir ici.

samedi 27 septembre 2008

The end is the beginning is the end


L'automne, c'est aussi le moment de l'introspection pour les pandas.
Se reproduire et pérenniser l'espèce, ou écouter du black en sifflant de la binouze ?


Enfin. On entame la dernière partie de l'année. C'est un peu la période que je préfère : les jours raccourcissent, le givre s'installe peu à peu entre le brouillard matinal et le pare-brise de ma voiture (qui n'est plus un charnier de moustiques), et il est grand temps de généreusement lâcher le pognon qu'on n'a pas à son livreur de fuel préféré, d'autant plus qu'on a une compagne qui grelotte en dessous de la barre fatidique des 26° Celsius.

C'est aussi une période d'activité intense musicalement parlant : point d'orgue de beaucoup de tournées, continuation logique des festivals estivaux (1).
Justement, alors, profitons-en. Mon premier Live Report pour Radio Metal (Eisbrecher au Roxy à Saarbrücken) devrait être publié sous peu (2), j'espère avoir le temps de pouvoir cracher une version anglaise avant que l'on mette à contribution la délicieuse Saff' (3). M'enfin c'est pas gagné : dimanche soir c'est Pro-Pain au Grillen de Colmar, et çà va tataner votre gueule grave !

Faute de lancer un deuxième bébé, nous avons recueilli un jeune roumain de 25 ans, à qui nous louons une cave.

Voilà pour les news du moment... J'aimerais préparer une petite chronique sur le dernier album de Metallica, Death Magnetic. On verra si je peux le faire rapidos.


D'ici là, stay tuned !


(1) : merde, j'ai loupé une splendide paronomase, si j'avais eû le bon goût de tout laisser au singulier...
(2) : l'emploi du conditionnel n'est pas anodin... je ne suis pas sûr de la grande qualité de ce que j'ai pu baver !
(3) : Bise, la miss, çà fait longtemps que l'on n'a pas discuté.

samedi 9 août 2008

Us vs. Them (Self-portrait)

Nom : Duc ®
Prénom : Le

Age : 26 ans, 7 mois, 1 jour, 1 heure - pile poil.
Sexe : si tant est que les poils ne rentrent pas en ligne de compte, masculin.
Yeux : pourris (astigmatie handicapante, boudiou).
Taille : 6 pieds, 0.84 pouces et des brouettes.

Poids : t'es d'là police, connard ?


Situation familiale : 1 femme légale, 1 enfant à charge, 1 chat ingrat.
Situation géographique : dans le salon, sur eul' canapé.


Activité principale ramenant de la thune à la casa : scruteur de machines de manutention, releveur de plaques signalétiques, mesureur de taux de rouille et de pourriture sur lesdites machines - allant de 0,35 à 101 tonnes.


Hobbits : chevauchée de tondeuses de marque italienne, gardiennage de monstres baveux et/ou poilus, amateur de flims d'amour (1) et de ballades romantiques à la guitare qui démange.


Principale qualité : range ses CDs et ses MP3's par ordre alphabétique, puis chronologique.

Principal défaut : ne sait pas s'arrêter (3 applications possibles).


Dernier acte manqué : j'ai pour la n+1 ème fois mis la main aux fesses de ma femme.
Dernier acte charitable : accepter un travail qui n'a rien à voir avec le mien.


Décris tes sentiments en chanson(s) !


Amour : Paradise Lost - A true belief
Haine : The Haunted - Hate song
Colère : Hatebreed - I will be heard
Saoûlographie : Pantera - Good friends & a bottle of pills /ou\ Leningrad Cowboys - My heart will go on
Lendemains difficiles : Paradise Lost - Mercy
Motivation : VNV Nation - Joy
Premières fois : Nine Inch Nails - Closer
Coup de folie : Ministry - The land of rape & honey
Coup de blues : Air - All I need
Retour à la réalité : The Haunted - The medication
Solitude : Rammstein - Stripped
Zénitude : Tool - Parabol /et\ Tool - Parabola

Un dernier mot, Jean-Pierre ?

Ben affaire à suivre, non ?






(1) : et pas de flims sur le cyclimse, non mais des fois...

vendredi 8 août 2008

Stained glass cross (1)


Récemment, c'est-à-dire dans la dernière année écoulée, il m'a été permis de mesurer mon niveau de tolérance à la chrétienté assez souvent. Divers mariages (dont le mien), quelques enterrements, un baptême (celui du petit monstre à quatre membres qui glousse joyeusement à 5 mètres de votre serviteur) ; rien, non, rien, n'a entamé mon manque de foi flagrant. Et c'est bien dommage.

Plus je discute avec mon ami prêtre-révolutionnaire-capitaliste-qui-roule-en-Mercedes™ (appelons-le Robert, c'est plus court, et çà tombe bien puisque c'est son prénom), plus je suis consterné par ce manque apparent qui rend ma vie si terne... l'amour de Dieu ? Point n'est besoin, j'ai ma femme et ma fille. La sagesse de Dieu ? Je doute encore qu'il me télécharge les instructions directement au cerveau lorsque je monte une armoire modulaire de design suédois en particules de copeaux de Chicken Mc Nuggets™ pressés.

Le grand philosophe qu'était Jules Winnfield disait "C'est une putain d'intervention divine !". A juste titre. Pour moi cela n'évoque qu'un excellent - mais très agité - album de Slayer.

Tentons de rester sérieux. Je me pose ouvertement diverses questions : pourquoi Dieu ? Qu'est-ce que la foi ? Pourquoi s'en remettre à une force supérieure dès qu'on perd pieds avec la réalité ? Qui est réellement ce monsieur Satan ? Par quel "miracle" serions-nous tous, sans exception, lavés de nos péchés ?

Je sais que parmi mes lecteurs, il y a du pour et du contre... faites-moi profiter de vos lumières !


(1) : outre cette excellent morceau de Down, j'aurais bien titré ce billet "De Mysteriis dom Sathanas"... mais bon. En rosbif, çà sonne mieux. N'est pas Phil Anselmo qui veut.


OST : Stin Scatzor - Embryo

samedi 2 août 2008

Life on the ropes

Yo.

Voilà, je sais, j'avais un peu délaissé cet oasis qu'est ce blog... On ne va pas revenir dessus : vie de famille, vie professionnelle, coupure du net durant 3 semaines, étalement du rangement des affaires après le déménagement. Autant de choses qui font que je ne pas toujours eu envie d'écrire, ou que je n'ai pas eu le loisir de voir mon entourage.

Mais bon, pour faire dans la simplicité, voici quelques bribes du dernier mois écoulé.

Enfin we gotta home sweet home ! Nous avons emménagé dans ce qui pourrait être "la maison de nos rêves les plus débridés" ; je me contenterai de référencer pléthore d'auteurs de bandes dessinées en disant "Sam Suffit". 6 chambres, 2 salles de bain, une cuisine anecdotique, un jardin surprenant et un garage qui contient - joie et démesure - 2 motos et une voiture, en serrant bien. Mégateuf, Wayne.

Professionnellement parlant, Anne sort de 3 semaines de vacances. Gageons que cela lui ait apporté sérénitude et réconfortation dedans son for intérieur d'à elle.
Pour ma part, rien de bien neuf sous le soleil. Sollicité assez fortement, horaires plus que souples, violence et réactivité au quotidien, à souhait. L'ambiance dégueulasse qui règne chez mon employeur me touche, bien évidemment, mais ne m'affecte pas dans le travail, directement. Ainsi vont les choses. En Octobre 2007, lorsque j'y entrais, nous étions un petit groupe de gens à manger ensemble tous les jours. 8 pour être précis. en Août 2008, constatons qu'un d'entre eux est parti à la retraite, 4 ont démissionné et un autre est en préavis.

Tout cela ne m'a pas empêché d'aller voir Ministry au Garage de Saarbrücken, le soir du déménagement d'ailleurs (sic) ! Ministry, qui met fin à son existence après plus de 25 ans de contestation et d'innovation musicale. Saluons également leurs projets annexes : les zizis dégoûtants et 1 000 disc-jockeys homosexuels. Concert décevant pour certains, mais complètement crazy pour votre serviteur ; conclu par deux médiators attrapés au vol et un claquage de paluche avec Messire Jourgensen. Happy-Happy.

Autre petite satisfaction personnelle, dès septembre je rejoins les rangs de Radio Metal, en qualité de chroniqueur-interviewer. Vu que j'ai été à bonne école avec cet énergumène, pas trop de soucis à prévoir...

Merci enfin à Monsieur Plus, aka Astaroth, de m'avoir aidé dans mon petit détour musical poétique du moment. Longue vie aux Norvégiens à moitié à poil maquillés comme Gene Simmons défoncé au crack qui courent dans les Fjørd leur guitare autour du cou pour chasser l'aiglon impérial norvégien par temps d'orage. La preuve en images. (1)


Blashyrk mighty raveeeeendaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaark. >:(


(1) : Ca vous plaît, ces petits liens ? Envoyez 1 au 69666 pour les sauver !



OST : Immortal - Battles in the north
At the Gates - Slaughter of the soul

jeudi 17 juillet 2008

Back in Black

Coming soon in your web browser...

Il est de retour... et il a des choses à dire !



Bientôt !


;-)

lundi 19 mai 2008

Fatal attack of the 0,36 feet unholy-killing-carrot from outer space of death


Dans l'espace, personne ne vous entendra régurgiter. (1)



Poil au nez. (2)



(1) : © Ridley Scott, 1979, ou presque, je suis plus sûr.
(2) : © Almanach Vermot, 1923, à moins que ce ne soient Gotlib et Goossens réunis.

samedi 10 mai 2008

Slave New World

Alors que j'étais en déplacement sur les frétillants bords du Doubs, le temps doux et la disponibilité aidant, je me décidai à regarder un film que je n'avais pas eu la chance d'aller voir au cinéma ; les fils de l'homme.

Impeccable. D'une froideur et d'un cynisme à couper le souffle. Une image magique, des acteurs plutôt justes (tant il est vrai qu'après l'avoir adorée dans The Big Lebowski, j'avais envie de scalper Julianne Moore après le chaotique Hannibal), une intrigue classique mais diablement efficace.

Et là vous allez me détester : je ne spoile pas !


Achetez-le, volez-le, téléchargez-le, ou faites-le vous envoyer en VHS par un ami Canadien francophone, mais voyez ce film. Trop beau pour être vrai. Et Michael Caine en hippie cultivant de la beuh dans la forêt de Sherwood, c'est quand même la classe à Dallas.